L'esprit folk dans sa plus pure expression. Un set dénué d'artifices, le naturel avant tout. Le son des guitares et du banjo, ponctué à l'occasion du battement d'une grosse caisse ou des applaudissements du public. Voilà pour la rythmique. Le show d'Alela Diane mise avant tout sur la sobriété, mais ce quasi dépouillement est précisément ce qui permet au public d'apprécier l'essentiel : ces mélodies lancinantes qui nous emportent comme le mouvement des vagues, les ondulations d'une voix si touchante qu'elle parvient à débusquer les émotions les plus enfouies en chacun de nous... Sensible et sensuelle, la jeune songwriter fait déjà preuve de beaucoup de métier et d'un naturel qui laisse deviner une immense artiste.
Entourée sur scène par un trio d'exception : à la guitare, son père, Tom Menig, à qui l'on doit l'enregistrement du premier album d'Alela, "The Pirate's Gospel", ce disque aussi original que captivant; pour les choeurs, son amie la chanteuse amérindienne Mariee Sioux et, au banjo, Matt Bauer (deux artistes qui suivent aussi parallèlement leurs propres itinéraires en solo). L'ambiance est bon enfant. Tom Menig, aux faux airs de D'Artagnan, fait son papa poule. La complicité est manifeste entre le père et sa fille.