FESTIVAL DES VIEILLES CHARRUES 09



FESTIVAL DES VIEILLES CHARRUES 09
Au coeur de cet hiver, les nouvelles rivalisaient de noirceur. Mais Bruce Springsteen le chante : « À la fin de chaque journée durement gagnée, chacun finit par trouver une raison d’y croire ». Les Vieilles Charrues en offrent une, presque irréelle pour les amateurs de musique : Bruce Springsteen en Bretagne, le 16 juillet !
Un tour de force historique. D’autant plus inespéré que les festivals de notre région sont aujourd’hui confrontés à une concurrence sans merci d’une multinationale comme « Live Nation ». Elle investit le business des concerts et s’aliène les grands noms du rock à coup de cachets exorbitants. Les Terre-Neuvas, à Bobital (22), sont les récentes victimes de ce virage. L’âme des Charrues, son capital survie; Fort de ses valeurs associatives, et malgré le nombre record d’entrées de juillet 2008 (215.000), le festival carhaisien n’est pas non plus à l’abri d’un revers. Mais Jean Philippe Quignon et sa bande prouvent que l’âme des Vieilles Charrues peut être son plus sûr capital survie.
Car les plus grands artistes ont beau être «bankable» (des valeurs sûres, recherchées), ils ne se vendent pas tous au plus offrant.
Certains, comme Springsteen, y regardent à deux fois avant de s’acoquiner à tel ou tel événement. Et visiblement, le Boss a apprécié la « bénévole attitude » des Vieilles Charrues (lire ci-dessous). Qui sait ? Peut-être y a-t-il vu un lointain cousinage avec le « Farm Aid », ce festival né en 1985, dans l’Illinois, pour venir en aide aux fermiers américains ruinés.
Icône américaine
Après Dublin et avant Rome, il bifurque donc par la capitale du Poher, pour la seule date française de sa tournée européenne. Le Boss donnera le coup d’envoi d’une édition d’anthologie.
À 59 ans, Bruce Springsteen est une icône américaine, une saga à lui tout seul. Issu d’un milieu ouvrier du New Jersey, il a écrit sa légende à coups de shows dantesques et de standards peuplés de virées à tombeau ouvert sur des autoroutes désertes, de filles belles à se damner, d’ouvriers déboussolés par le nouvel ordre économique mondial, ou encore de vétérans du Vietnam ou d’Irak traumatisés à jamais. Bruce sur scène, c’est la promesse d’un show à cent à l’heure, un torrent d’énergie, de ferveur et de joie qui emporte la foule près de trois heures durant.
À ses côtés depuis plus de trente ans (hormis une parenthèse à la fin des années 80), son légendaire E Street Band : le bassiste Gary Tallent, le colosse saxophoniste Clarence « Big Man» Clemons, le batteur Max Weinberg, le pianiste Roy Bittan, les guitaristes Steve Van Zandt et Nils Lofgren, et Patti Scialfa, son épouse, tous plus unis que jamais depuis la mort de leur compagnon de route, le claviériste Danny Federici, emporté par un cancer en avril. Le ciment de ce combo ? L’amitié et la foi en la musique de Bruce Springsteen.
Infatigable
Sonné par la réélection de Bush en 2004, le Boss leur a fait une petite infidélité, le temps de se ressourcer en dépoussiérant des chants de pionniers et d’ouvriers écrits par Pete Seeger. L’album s’intitulait «We shall overcome» (« Nous vaincrons »). Un titre prophétique :
Springsteen y a retrouvé la hargne et le lyrisme de ses vertes années. Il a rempilé pour une tournée mondiale au cours de laquelle il a pourfendu « l’illusionniste » Bush.
Comblé par l’élection d’Obama à qui il dédie son dernier opus « Working on a dream », il repart sur les routes, avide de nouveaux bains de foule, d’adrénaline, de pluies de décibels et de refrains repris à pleins poumons.
Jamais à bout de souffle
La Bretagne, elle, commence à économiser le sien en prévision du 16 juillet...
Thierry Charpentier

BRUCE SPRINGTEEN - Scène GLENMOR - Jeudi 16 Juillet 2009

The Killers

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Un son pop/rock hérité des plus grands, un succès critique et mondial immédiat. 12 millions de ventes cumulées pour leurs trois premiers albums. Ce groupe de Las Vegas emmené par le charismatique Brandon Flowers s'impose comme l'une des plus belles promesses du rock alternatif.
Et pourtant sans une petite annonce dans un journal local de Las Vegas, The Killers n'auraient peut être jamais existé ! C’est en effet comme cela que Brandon Flowers rencontre en 2002 le guitariste Dave Keuning. Ils se donnent le nom The Killers (tiré d’un clip de New Order), puis recrutent le bassiste Mark Stoermer et le batteur Ronnie Vannucci. Bercés par les références incontournables des années 80 et 90 de Depeche Mode, Oasis, David Bowie, Duran Duran, New Order ou encore The Smiths, leur son pop/rock alimente immédiatement la rumeur ! Leur premier album, Hot Fuss, les catapulte sur la scène mondiale dès 2004, leur faisant vendre 5 millions d’exemplaires à travers le monde. C’est ainsi qu’ils attirent l’attention du label londonien Lizard King chez lequel ils signeront. S’ensuit une tournée de deux ans, où ils se produisent lors de plus de quatre cents concerts. De retour dans la cité du vice, ils commencent à travailler sur l'album suivant, avec les producteurs légendaires Alan Moulder et Flood. Le résultat, Sam’s Town, sorte de déclaration d’amour à leur ville d’origine, sorti en 2006, se vend à 1,4 millions d'exemplaires au Royaume-Uni. On pourrait craindre que cela ne génère alors trop de pression sur le groupe, mais ce n’est pas le cas. Day & Age, leur nouvel album sorti en novembre dernier et le troisième réalisé en studio, ne le dément pas. Sorte de prolongement du précédent, tout en offrant un son complètement différent, il regorge des meilleures chansons que le groupe n’ait jamais écrites. Et le public est toujours présent au rendez-vous ! Outre les chiffres de ventes, leurs deux albums studio ainsi que la compilation Sawdust sont encore constamment présents dans les charts d’albums ! Le groupe a aussi été nominé sept fois aux Grammy Awards, et a gagné un MTV, un BRIT et un NME award. On les a également vus en tête d’affiche des plus grands festivals du monde, dont celui de Glastonbury, de Reading/Leeds et de Pukkelpop. Ils ont joué à guichet fermé dans des lieux prestigieux, comme le Madison Square Garden de New York.

The Killers - Scène GLENMOR - Jeudi 16 Juillet 2009

Fiction Plane

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Né en Angleterre à la fin des années 70, Joe Sumner, fils de Sting, n’était encore qu’un bébé lorsque The Police sortait leur tout premier album en 1978. Pendant toute son enfance, Joe s’est rebellé contre la musique. Néanmoins, il a commencé à prendre des cours de guitare à 10 ans, et a aussi appris à jouer de la batterie. Ce n’est qu’à 14 ans qu’il est vraiment devenu un passionné de musique et c’est en 1991 en entendant « Nevermind » de Nirvana qu’il a décidé d’écrire des chansons. Sumner a dut lutter « contre ses origines » toute sa vie, essayant de se construire sa propre identité en tant qu’homme, mais aussi en tant que musicien. Le groupe a même longuement hésité avant d’accepter de jouer en première partie pour la tournée mondiale de la reformation de The Police…

Avec leur 2e album studio « Left Side Of The Brain », leur musique marque la renaissance du groupe, ou plutôt l’envol d’une formation complètement régénérée. En étant passés d’une équipe de 4 à 3 musiciens, Fiction Plane évolue désormais dans un espace plus large qui rend leurs compositions plus fortes et leur son beaucoup plus intense. Pour Pete Wilhoit, « C’est vraiment l’album de plus proche de nos ambitions. Nous sommes tout simplement prêts à tout déchirer et à continuer à travailler le plus dur possible ».

Fiction Plane - Scène GLENMOR - Jeudi 16 Juillet 2009

Priscilla Ahn

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Tout en jouant de la guitare et en chantant d’une voix chaude, avenante et étonnamment assurée, Priscilla Ahn mélange de façon très artistique les caprices de jeunesse et une certaine sophistication adulte.
Cette chanteuse et songwriter a démarré sa carrière à l’ancienne. A l’invitation de son père, amateur de classic rock, elle a débuté la guitare à l’âge de quatorze ans. Vers seize ans, elle se plantait systématiquement devant tous les micros ouverts. Un soir, des amis l’ont amenée dans le studio d’enregistrement où l’artiste Blue Note, Amos Lee, était en train d’enregistrer son premier EP. Ses propres talents n’ont pas tardé à être découverts : Barrie Maguire, le producteur de Lee, a commencé à travailler avec Priscilla Ahn, et est devenu un de ses premiers fans. A Los Angeles où elle l’a suivi, elle est devenue une sorte d’artiste un peu bohème mais a continué à se produire à la moindre occasion. Priscilla Ahn a ensuite rencontré le singer-songwriter Joshua Radin. Alors qu’elle se produisait avec Radin, elle fait la connaissance du batteur-producteur Joey Waronker qui a longtemps joué avec Beck, tourné avec R.E.M. et enregistré avec des artistes tels que Nelly Furtado, Rickie Lee Jones ou The Bird And The Bee. La chance frappe de nouveau à sa porte quand le label Blue Note propose de la signer. C’est sur celui-ci que sort « A Good Day », un album qui vient du folk, de la country et de la pop, sans subir les dictats d’aucun genre spécifique. Les textes de Ahn ont beau avoir un aspect ensoleillé et rêveur, ses chansons brillent par leur profondeur émotionnelle et leur maturité hors du commun.

Priscilla Ahn - Scène GLENMOR - Jeudi 16 Juillet 2009

TV on the Radio

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TV on the Radio a accompli un tour de force : mélanger l’esprit techno et l’esprit club avec la noirceur du rock et l’humour printanier du pop. Ils vont même au-delà en y mêlant aussi des influences soul, free jazz, doo-wop, Depuis sa création en 2001 à Brooklyn , TV On The Radio s’affirme comme l’un des groupes les plus avant-gardistes de la scène rock indépendante, conciliant à la fois popularité et exigence. Emmené par son noyau principal, le chanteur Tunde Adebimpe, le guitariste Kyp Malone et le producteur multi-instrumentiste David Sitek, le groupe est régulièrement honoré à chaque album, de Desperate Youth, Blood Thristy Babes (2004) à Return to Cookie Mountain (2006) et dernièrement Dear Science (2008). Repérés par David Bowie dès 2004, celui-ci annonçait à la presse que TV on the Radio faisait partie de ses groupes préférés du moment. Il les contacte d’ailleurs en 2006 pour enregistrer avec eux « Province » qui figure sur le second album du groupe. Avec « Dear Science », TV on the Radio a rempli pendant pas moins de trois semaines le Nouveau Casino à Paris fin 2008 ! On espère que la connexion qu’ils chérissent avant tout avec leur public sera l’un de ces moments magiques du festival des Vieilles Charrues !

Nneka

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Chanteuse habitée et talentueuse, Nneka a été baignée par la chaleur de l'Afrique pendant toute son enfance et son adolescence. Auteur-compositeur-interprète au tempérament indépendant, elle compte parmi les artistes qui contribuent à une nouvelle révolution de la musique africaine contemporaine. Et parvient à absorber une multitude de styles musicaux et d’émotions, tout en adoptant une démarche résolument soul. Cette jeune femme hors du commun, que l’on compare déjà à Lauryn Hill, suit son instinct musical, en explorant un riche filon de sons novateurs, composant une sorte d’odyssée Afrobeat. Le vrai talent finit toujours par s’imposer, et tous les éléments sont réunis pour que cette ‘simple fille de Warri’ – comme elle aime souvent à se définir elle-même – trouve sa place parmi les étoiles.

The Jim Jones Revue

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Le grand retour de Jim Jones, à la proue de sa Revue, redonne au rock’n’roll toute sa sémantique : liberté, rage, rébellion, danger… The Jim Jones Revue est un nouveau groupe, mais ses membres ont l’âge d’être les parents des Naast. Jim Jones n’est pas un inconnu par ailleurs. On l’a connu dans Thee Hypnotics, puis dans Black Moses. Deux groupes encensés par la critique et laminés par l’indifférence du public. On rêve d’un destin plus glorieux pour The Jim Jones Revue. Et au vu de l’uppercut cinglant reçu lorsque leur premier album vous heurte de plein fouet, on est en droit d’y croire. Elvis Presley y adoube Jon Spencer. Little Richard et Iggy Pop y pactisent. La voix de Jim Jones caracole et déraille dans la tradition marginale des Sonics, Seeds ou Stooges. Le rock’n’roll est bien vivant et paré à en découdre comme jamais.

The Bird is Yellow

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Sur scène, The Bird is Yellow c'est 5 potes tous obsédés par le Funk, le Punk et les synthés: Jérémy Rouault (Chant, Basse, platines), Léa Rault (Chant, Violoncelle, Synthés), Manu Dardy (Batterie, Machines), Stéphane Kérihuel (Guitare), Thibaut Galmiche (Guitare, percus). Tout ce petit monde se déchaîne pour faire danser tout en défiant les lois obsolètes et prévisibles qui régissent la scène rock. Mélodies affutées, rythmiques tranchantes, violoncelle et guitares à poigne, si le groupe s'est fait connaître jusqu'ici par son efficacité, il ne faut pas croire qu'il prend la ligne la plus droite pour arriver à ses fins. le groupe n'a pas peur des dissonances et cultive la contradiction. Léchés à la sauce LCD Soundsystem & Gang of Four, le groupe continue sur sa lancée "Dancefloor-écorchée" et vient de présenter son nouveau set au "Cabaret Sauvage" (le 30 Octobre dernier à Paris) résolument électrique. Leur premier disque est prévu pour le printemps 2009, affaire à suivre...

2 Many DJ's

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2 Many DJ's est le nom du binôme de DJ belges, les frères Stephen et David Dewaele, également membres fondateurs du groupe d'électro-rock Soulwax. Les frères Dewaele sont les fils d'un célèbre DJ Belge, Zaki. Stephen, le plus âgé des deux naît le 4 juillet 1970. David naît lui le 24 mai 1975. Stephen développe un côté artistique à l'école et devient réalisateur (clips, publicités...) tandis que David a un goût plus prononcé pour la musique. On lui doit de nombreux remix et productions, pour 2 Many DJ's ou encore Soulwax.
Les 2 M DJ's font partie de ces groupes qui réconcilient amateurs de rock et de musiques électroniques. Avec leur album "As Heard On Radio Soulwax Pt.2" (2002, PIAS), ils ont démocratisé aux yeux du Monde l'art du mash-up. Le mash-up, aussi appellé bootleg ou bastard pop désigne le fait de mélanger deux ou plusieurs morceaux souvent totalement différents (un de rock et un d'électro par exemple) pour en recréer un seul, sorte de chanson androïde.

Les 2 Many DJ’s qui officieront à la place de la chanteuse anglaise sur la scène Glenmor du festival le dimanche 19 juillet. Incroyable machine à danser, le nouveau set du duo de DJ belges, "2 Many DJ'S Live" s’annonce aussi impressionnant pour les yeux que les oreilles !
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