FESTIVAL DU BOUT DU MONDE 2009
Le Festival du Bout du Monde est un festival de musiques métissées / musiques du monde se déroulant le deuxième week-end d'août en Presqu'île de Crozon dans le Finistère.
Né en 2000 grâce à l'implication du tissu associatif local, le festival a accueilli 60 000 personnes sur la Prairie de Landaoudec les 31, 1er et 2 août 2009, et est aujourd'hui l'un des rendez-vous majeurs des musiques du monde en France.
Le Festival du Bout du Monde est né d’une idée simple : proposer en Presqu’île de Crozon, au
Bout du Monde, en concertation avec le maillage associatif et la population locale, une manifestation
culturelle forte et de qualité autour des musiques métissées.
La programmation musicale cherche à concilier artistes reconnus et découvertes, et c'est en tout environ 35 formations musicales du monde entier qui se succèdent sur l'une des 3 scènes du festival.
Outre sa programmation, le Festival du Bout du Monde est réputé pour l'ambiance chaleureuse et familiale qui y règne, la beauté du site (en plein cœur du Parc Naturel Régional d'Armorique, à 300 mètres de l'océan), la qualité d'accueil (camping et parking gratuits, village des cuisines du monde, espace enfant, dispositif de transports en commun, etc.
Nous nous apprêtons à lancer la 10ème édition d’un festival aujourd’hui reconnu et surtout apprécié
d’un public nombreux et toujours plus curieux, confiant dans des choix artistiques propres au Bout
du Monde.
Amadou & Mariam - Mali - Funky afro blues
Amadou & Mariam reviennent au Bout du Monde avec un rythm n’ blues africain décomplexé, amoureux et euphorique.
A l’occasion de leur dernier album « Welcome to Mali », et après collaborations avec de grands noms tels Damon Albarn (Blur), Keziah Jones ou Tiken Jah Fakoly, Amadou et Mariam poursuivent leur mélange de musique traditionnelle malienne, tablas indiens, guitares rock, harmonica, ney égyptien et harmonies vocales.
Le fruit de ces différentes rencontres et expériences est un album dans lequel le duo élargit ses horizons tout en restant fidèle à ses origines, soulignant de nouveau le caractère exceptionnel de son savant mélange de douces mélodies et de rythmes funky, mené par le jeu de guitare bluesy d’Amadou et leurs voix irrésistibles. « Welcome To Mali » est un disque qui est peut-être profondément africain, mais aussi un disque de musique pour le monde et non du monde.
Ramiro Musotto & Sudaka Orchestra - Argentine / Brésil
Argentin d'origine, ce jeune musicien est tombé amoureux du Brésil. Un amour tellement fort qu'il est devenu l'un des meilleurs percussionnistes du pays. Aussi à l'aise sur les machines que sur son berimbau, Ramiro Musotto, commence à peine sa carrière solo.
À 18 ans, au début des années 80 à Buenos Aires, Ramiro Musotto annonce à ses parents qu’il veut s’installer au Brésil pour devenir un percussionniste brésilien. Lui ayant offert pour ses dix ans un tambour bombo, son père, également fan de musiques brésiliennes, ne peut s’opposer à cette vocation qu’il a initiée. Ramiro se spécialise dans le berimbau dont il est tombé amoureux en écoutant les disques de Nana Vasconcellos et se perfectionne auprès des capoeiristes du Pelourinho, le ghetto noir de Salvador de Bahia. De toute évidence, les vibrations répétées du berimbau peuvent faire naître la transe. Pour lui, cet instrument fascine parce qu' "il raconte quelque chose de nos racines, c'est vraisemblablement l'un des premiers instruments à destinée musicale de l'histoire de l'humanité"…
Après 2 ans de formation à Sao Paulo, il s'installe à Salvador de Bahia où il restera 12 ans, profondément immergé dans la négritude, la capoeira, la samba et le candomblé.
Ramiro Musotto
Les pieds bien ancrés au Brésil mais les oreilles déjà tournées vers la pop mondiale, c'est également à ce moment-là que Ramiro vit ses premières expériences de programmations électroniques.
En plein boom de la musique Axé [aché] (musique symbole du carnaval de Bahia), Ramiro participe à l’ascencion des deux plus célèbres chanteuses de samba reggae de Bahia, Margareth Menezes et Daniela Mercury, avec qui il tournera dans le monde entier comme percussionniste puis arrangeur jusqu'en 1995
Il a ainsi joué les partitions de berimbau moderne sur les enregistrements de Caetano Veloso, Gilberto Gil, Virginia Rodriguez, Joao Bosco, Fernanda Abreu ... parmi bien d'autres. Fin 2003, pour ses 40 ans, Ramiro s'est offert un premier album solo, Sudaka, salué par la presse brésilienne, américaine et européenne comme l'album le plus intéressant de l'histoire de la musique électronique brésilienne.
En France en 2007, avec la sortie du CD Civlizacao & Barbarye, le magazine Télérama lui accorde trois fff. Radio Nova le classe dans les meilleurs disques 2007, les Inrocks le qualifient de « génial ». C’est un mix de sonorités urbaines, tribales, rituelles et de percussions avec un carrousel de citations électronisées, cet album réunit les meilleures influences et expériences du compositeur, et en dix thèmes magnifiques nous traduit un Brésil parfois méconnu.
Marianne Faithfull - Uk - Pop/Rock.
Icône rock des années 60’, égérie des Rolling Stones, la Sister Morphine ressuscite une fois de plus avec son dernier et somptueux album, où sa voix rauque est accompagnée des instrumentations de Keith Richards, Marc Ribot, Cat Power, Nick Cave, Anthony Hegarty, Rufus Wainwright , etc.
Grâce à sa longue et remarquable carrière, Marianne Faithfull figure parmi les compositeures-interprètes les plus originales que l’Angleterre ait produit. Foncièrement impénétrable, elle n’est de loin pas dénuée d’une forme de chaleur très personnelle et détient surtout ce rare talent qui consiste à métamorphoser n’importe quel texte en se l’appropriant complètement. Un don qu’elle ne se borne pas à exercer sur ses propres textes. Elle excelle, en effet, dans l’art de s’identifier aux mots et aux musiques des autres.
Contrairement à d’autres artistes, dont les œuvres font l’objet d’une définition au cours de la genèse de leur carrière, Marianne Faithfull suit sa propre voie avec opiniâtreté. Elle se démarque de ses contemporains dans une quête perpétuelle de nouveaux horizons créatifs, au fil d’un parcours qui s’est toujours avéré comme un processus positif d’affirmation de soi.
So Kalmery - Congo - Brakka
Musicien prodige, voyageur insatiable, poête, chanteur, danseur à la recherche des racines et des valeurs de l’humanité… Un personnage drôle et mystique qui joue une musique au delà des frontières, à la croisée du blues, de la folk, de la chanson... Le Brakka.
Tout à la fois une philosophie, un combat et une musique indissociable de la danse, le Brakka est, comme son nom l’indique (« Bra », le commencement, « Ka », l’infini, l’esprit), une musique qui puise sa source dans la tradition africaine tout en y intégrant les influences urbaines inhérentes à chaque époque. Voilà pourquoi, selon So, cette musique touche tout le monde, des africains aux occidentaux, des ruraux aux urbains, des fans de musique africaine aux amateurs de hip-hop…
« Le Brakka est la musique des origines et l’origine de la musique. Il est universel . Il nous enseigne un secret oublié. Il nous parle de ce que nous sommes. Le Brakka est l’écho de notre passé, c’est le chant de notre mère la terre Afrique, berceau de l’humanité. C’est le tempo de la vie, le rythme du cosmos. Le Brakka va au delà des frontières, au delà des différences. Il transcende le corps et l’esprit dans une union sacrée appelée harmonie. Le Brakka est à la fois une musique et une danse. Il est une source de regénération. Bra, le commencement. Ka, l’infini. » - So Kalmery
Kora Jazz Trio - Guinée / Sénégal - Afro jazz
Ces trois griots (kora, percussions, piano) jouent, inventent, et interprètent le jazz à leur façon, passé au prisme de leurs cultures et sonorités millénaires, et fluctuent entre standard américains et tradition mandingue.
À la sortie du premier album du Kora Jazz Trio, la critique avait parlé « d’une délicieuse alchimie », de « jazz du monde » ou encore « d’un miracle de fraîcheur » Un accueil chaleureux pour une fusion musicale inédite qui paraissait pourtant si naturelle. La rencontre entre la tradition musicale mandingue et la liberté du jazz. L’association de la Kora, des percussions d’Afrique de l’ouest et du swing afro-américain. Le dialogue du griot et de la note bleue.
Le Kora Jazz Trio ne cherche pas pour autant à travestir sa musique sous des ambitions de missionnaire, ni à créer une révolution musicale. Simplement, le goût de jouer, celui de la liberté, du partage et des dialogues culturels. A l’image de l’absence de titre de ce nouvel opus, sobrement intitulé Part III, troisième chapitre d’une même histoire, celle de la construction d’un pont musical imaginaire sur l’océan atlantique, entre deux continents aux racines mélodiques et rythmiques communes.
Sebastian Sturm - Allemagne / Indonésie - Reggae
Le jeune Sebastian est encore une «découverte ». Et pourtant, avec son reggae roots dans la droite lignée de Bob Marley et sa présence scénique exceptionnelle, il est unanimement qualifié par le petit monde du reggae comme étant l’artiste le plus intéressant et le plus prometteur de sa génération.
S’il aime voyager dans la Jamaïque d’autrefois à travers sa musique, son message demeure ancré dans une réalité concrète, qu’il appelle à la paix ou qu’il narre le quotidien de ses contemporains. Entre autres « Hey Honey », une ballade un peu « blues », celle d’un homme à bout de souffle qui appelle sa femme à le suivre, à quitter la ville pour tout recommencer ailleurs. « Je n’utilise pas la bible pour écrire mes textes. Je ne parle pas du ghetto, ni de Sélassié I, je reste fidèle à ma réalité. Je suis un rasta ayant grandi en Europe, mes problèmes et mes aspirations sont forcément différents...»
Calypso Rose - Tobago - Calypso / soca
Star absolue du calypso, ancêtre du reggae, elle s’est produite partout dans le monde et a enregistré plus de vingt albums.
Boule d’énergie, de bonne compagnie, elle est « la » leçon de bonheur capable de décrisper les visages les plus renfrognés et d’anéantir toute mélancolie. « Je ne suis pas devenue une chanteuse de calypso, je suis née dans le calypso » clame la pétulante mama, voguant allègrement vers ses 70 printemps.
Mikea - Madagascar - Beko’n’blues
Digne représentant de la tribu Mikea (sud de Madagascar), et récent lauréat du prix Découvertes RFI avec son groupe, le chanteur Théo Rakotovao porte en lui la tradition du beko, ce blues caractéristique du sud de Madagascar.
Avec l’apparition de Mikea, c’est l’émergence des pulsions du terroir dans la musique urbaine malgache qui se poursuit. Lorsque Théo Rakotovao, son fondateur et leader, apparut pour la première fois sur la scène du cabaret « Le Glacier » à Antananarive, il portait une hachette à sa ceinture. Une allure qui, d’emblée, allait captiver l’attention du public avant qu’il n’entame sa chanson. Dès les premières notes, tout le monde avait compris qu’une nouvelle voix venait de faire une incursion impériale sur la scène du blues.
Mikea puise son inspiration musicale dans le Beko, le blues authentique du Sud de Madagascar.
http://www.festivalduboutdumonde.com/modules/mod_flashmp3player/mediaplayer-embed.htm
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