"Nous avons commencé à réfléchir sur ce qu’était pour chacune de nous le burlesque, et surtout le burlesque classique. Le burlesque du corps se niche dans la dépense gratuite, dans la répétition, dans l’accident. Nous sommes aussi arrivées à constater que ce qui est nécessairement lisible dans le burlesque est caché dans la danse, puisque cette dernière n‘est pas ou très peu par essence comique. Le burlesque porte aussi sa dimension et son penchant tragiques, comme s’il y avait toujours un revers dans le rire.
L’art est-il encore au cœur du discours politique et social ? Quelle place l’artiste se donne-t-il et à quelle place le met-on ? Le travail de cette création tente d’apporter un éclairage assez noir sur ces questions, regard que nous souhaitons singulier, non-consensuel et personnel. Le burlesque est un des outils qui nous permet de traverser et de donner un espace théâtral à nos visions."
Mathilde Monnier et Maria La Ribot
GUSTAVIA de et avec Mathilde Monnier et La Ribot
Au Quartz de Brest du 06 Mars 2009 à 00h00 au 07 MArs 2009 à 00h00