L’EMPEREUR DE CHINE

Les acteurs de la Compagnie Catalyse sont magnifiques et singuliers. Cette singularité irradie la scène dont ils semblent naître soudain. Une telle présence individuelle et collective est rare. Et si leur parole du quotidien peut être défaillante, il existe peu d’artistes qui captent et restituent comme eux l’essence même du théâtre, la fiction du réel, l’imaginaire incarné.
Madeleine Louarn met en scène L’Empereur de Chine avec les acteurs de Catalyse qu’elle dirige depuis vingt ans et ce qu’il advient sur les plateaux des théâtres où ils se produisent est un étonnement, une stupéfaction de tous les instants.



L’EMPEREUR DE CHINE
Les acteurs de la Compagnie Catalyse sont magnifiques et singuliers. Cette singularité irradie la scène dont ils semblent naître soudain. Une telle présence individuelle et collective est rare. Et si leur parole du quotidien peut être défaillante, il existe peu d’artistes qui captent et restituent comme eux l’essence même du théâtre, la fiction du réel, l’imaginaire incarné.
Madeleine Louarn met en scène L’Empereur de Chine avec les acteurs de Catalyse qu’elle dirige depuis vingt ans et ce qu’il advient sur les plateaux des théâtres où ils se produisent est un étonnement, une stupéfaction de tous les instants.

L’accession d’Espher au rôle d’empereur de Chine puis sa mort livrent le pays au désordre. La désorganisation sociale et le dépassement des limites de la morale produisent un chaos libérateur de tous les désirs : une révolution pour un monde nouveau. La pièce alterne tragédie et burlesque, lyrisme et poésie pour faire éclater sur scène les énergies, quelles soient théâtrales, sexuelles, guerrières…

Georges Ribemont-Dessaignes (1884-1974) écrit L’Empereur de Chine en 1916. Cette pièce sera considérée comme l’une des plus abouties du mouvement Dada. Marquée par Picabia, les dadaïstes et le metteur en scène polonais Tadeusz Kantor, Madeleine Louarn renoue pour cette création avec les fondements de l’atelier Catalyse. L’idée intense de subversion dont le dadaïsme était porteur trouve son incarnation dans le jeu des acteurs professionnels handicapés avec lesquels elle travaille depuis plus de vingt ans.

« Nous avons accompagné la trajectoire singulière de Madeleine Louarn toutes ces années et elle n’a cessé de nous étonner. De création en création son aura a grandi en France car la qualité poétique de son théâtre est unique. » JB


Madeleine Louarn est venue au théâtre par la pratique de la mise en scène avec des acteurs professionnels handicapés mentaux. Ses orientations et ses choix sont de façon décisive déterminés par cette expérience. La singularité du parcours, son atypie propose une orientation ouverte qui invite à chercher de nouveaux modes de jeu et de représentation.

Au Quartz, elle a présenté Alice ou le monde des merveilles de Lewis Caroll en 2008, … que nuages… de Samuel Beckett au Festival Antipodes’05, Les Veillées Absurdes de Daniil Harms pour l’Atelier contemporain 2002, Le Jeu du Songe d’après Shakespeare [créé au Quartz en 1999], Le Pain des âmes, à partir des contes de Luzel en 1997, Marat-Sade de Peter Stein en 1992.


« Un embrouillamini dont les comédiens de Catalyse rendent parfaitement compte, à travers leur diction heurtée, leur “physicalité” imposante et leur présence presque “chorégraphique”. C’est un théâtre des contrastes (entre l’or des costumes et le côté gris techno du décor minimaliste) qu’élabore Madeleine Louarn. Un théâtre de l’empêchement. Un théâtre généreux, aussi, dans lequel chacun - comédien, souffleuse, technicien - porte sa part de lumière. » (Télérama)

Avec les comédiens de l’Atelier Catalyse Jean-Claude Pouliquen, Christelle Podeur, Anne Menguy, Yvon Prigent, Claudine Cariou, Christian Lizet

Adaptation et mise en scène Madeleine Louarn, collaboration artistique Jean-François Auguste, souffleuse Stéphanie Peinado. Accompagnement pédagogique et souffleuse Erwana Prigent, scénographie Marc Lainé. Lumière Michel Bertrand, son David Ségalen, costumes Claire Raison, marionnettes et masques Paulo Duarte, mannequins Benoit Ageron, couturières Claire Schwartz et Ludivine Mathieu


Production déléguée Théâtre de l’Entresort
coproduction CDDB - Théâtre de Lorient - Centre
Dramatique National, Théâtre du Pays de Morlaix -
Scène conventionnée Théâtre en territoire, Théâtre
de l’Entresort - compagnie conventionnée de Morlaix,
ESAT des Genêts d’or

JEU 4 à 19h30 et VEN 5 NOV à 20h30
Le Quartz, Scène nationale de Brest - Square Beethoven - Brest

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