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La Carène
La carène vous propose une soirée complète, pop-rock-électro-tourbillon-cheveu dans le vent ! On commencera par la pop débraillée montréalaise de Parlovr, on enchaînera avec le rock fiévreux, crooner et subtilement new wave de Poni Hoax, et puis on prendra une bonne grosse claque sur Cheveu, pendant punkisant de John Spencer et auteur du meilleur album de rock'n'roll de l'hiver, pour terminer avec Tepr, enfant de la côte ouest, Dj, producteur et remixeur quatre étoiles, venu nous faire entendre son tout nouveau live. Un programme parfait pour commencer calme (juré-craché-je-me-couche-tôt) et terminer en toupie virevoltante.
Poni Hoax
Poni Hoax a sorti en 2008 Images of Sigrid, qui nous avait déjà fait pas mal danser en moulinant à l'époque, et fait s'extasier la presse musique de bon goût. Dandy à la Roxy Music, sombre comme Joy Division, Poni Hoax croone en ténor façon Human League, rappelle Jim Morrison, et sauve son âme (et nos corps) à coup de grosses basses discoïdes. Sur scène, c'est la grande cavalerie fiévreuse, des slows torrides, de la new wave bien digérée, des envolées pompières qui pulvérisent le ridicule et sont finalement carrément classe. Poni Hooax devrait sortir un tout nouvel album cet hiver, à découvrir sur scène, donc, le 26 février.
Cheveu
Une guitare, quelques Casios et des pédales d'effet... avec l'outillage minimal d'un trio électro-pop synthétique, Cheveu a sorti le meilleur album de rock'n'roll de l'hiver. Enfin, ce que devrait être le rock aujourd'hui : un truc de rebelles, forcément, sauvage, incantatoire, hallucinant, lo-fi, jouissif, toujours mal léché. On pourra leur trouver une filiation chez Suicide et John Spencer, mais on les soupçonne également d'avoir mis leur petits museaux dans les enceintes des free-party. L'écoute de leur premier album, paru en France chez Born Bad, et aux Etats Unis chez les très pointus S-s records (Sacramento) laisse pantois. Ultra-physique, à fleur de nerfs, Cheveu vous propulse pied au plancher entre transes psychés, bastonnades weird-punk, et blues à groove brûlant. Leurs débuts aux Etats Unis, aux côtés de King Khan, Animal Collective ou Erase Errata ont encore alimenté leur propension à pulvériser les genres lors de lives épiques, sidérants d'énergie.
« Avant-rock rêche, blues sous speed, electro punk sans fric, la musique du trio est une attaque de Huns sur la plaine… »
Tepr
Ca fait longtemps qu'on attend Tepr à La Carène. Depuis la période chic d'Abstrackt Keal Agram, Tepr a Viré sa cuti et injecté du fluo dans son carburant (synthétique). De ses albums solos, on retient de réjouissantes collisions de fin de soirée entre Kim Wilde, une boule à facette et un bontempi cradoc, du 8 bit blippant façon console de jeu, d'anciennes amours hip hop pas terminées, des incursions éhontées dans l'italo-dance et la ghetto-tech. On l'avait perdu de vue quand il était parti assurer le show aux côtés de Yelle pour sa tournée mondiale, le revoici, enfin, une poignée de remixes prestigieux sous le bras (Santogold, Laroux, Calvin Harris, Martin Solveig), dégainant un live tout neuf, à déguster, les yeux au ciel, les bras en l'air.
Parlovr
A trois, Parlovr en fait autant qu'un superband à collaborations multiples, le tout avec un équipement de pecnos : une vague guitare de sous-marque, un clavier en fin de vie, une voix, parfois deux, une batterie. Avec ça, les trois chouchous de la scène indie Montréalaise arrivent à fabriquer du gros son, façon power-trio des années 90, au moment où les Pavement, Guided by Voices et Sebadoh prenaient le relais des Pixies, Replacements et Talking Heads.
Même si les influences du trio tirent leurs racines de vingt-cinq ans de musique indépendante, leur son est résolument ancré dans l'esthétique Mile-End, que des formations comme les Unicorns, Arcade Fire, Wolf Parade et les Lovely Feathers ont contribué à développer.
VENDREDI 26 FEVRIER de 21h à 03h La Grande Carène
14/16€ en loc (+ frais éventuels), 16/18€ sur place - Production La Carène
FINISTERE
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ILLE ET VILAINE
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MORBIHAN
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COTES D'ARMOR
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