La Passerelle



Éric Vigner : Othello de Shakespeare

La Passerelle
Othello est un militaire maure engagé par les nobles vénitiens pour prendre la tête de leur flotte de guerre et affronter les Turcs. Par habileté politique, il préfère promouvoir à ses côtés un jeune lieutenant de la cité, Cassio, à la place de celui qui l’a toujours accompagné dans ses combats, Iago. Auparavant, Othello avait épousé la fille d’un dignitaire de la « Sérénissime ». Iago, trouve là l’instrument de sa vengeance : la jalousie.
Othello est une histoire d’hommes, une pièce de guerre, guerre de religion entre l’Orient et l’Occident mais aussi guerre faite à soi-même et à l’autre quand l’autre devient l’étranger qu’il faut anéantir. C’est une pièce sur les valeurs d’une société qui s’écroulent sous les coups d’une guerre secrète, sale et intime, d’un seul homme blessé et qui veut la mort du monde qui lui a infligé cette douleur.

Avec Bénédicte Cerutti, Eric Challier, Michel Fau, Samir Guesmi
Nicolas Marchand, Aurelien Patouillard, Thomas Scimeca,
Catherine Travelletti, Jutta Johanna Weiss

La Passerelle - mardi 13 janv 2009 20H30
Place de la Résistance
SAINT-BRIEUC (22)
Tél. 02.96.68.18.40

Pippo Delbono : Questo buio feroce

La Passerelle
A l’origine de la nouvelle création de Pippo Delbono, il y a le livre de Harolkd Brodkey, romancier américain mort du sida en 1996, qui donne son titre à la pièce. Cette obscurité féroce, le metteur en scène italien la pare des couleurs du carnaval, costumes chatoyants et autres masques variés. Il revendique un théâtre à voir comme un rituel, à écouter comme un morceau de musique. Il s’entoure de comédiens atypiques , « des gens qui ne vivent pas l’art comme un métier mais comme une expérience fondamentale à la survivance ». Avec eux, Pippo Delbono parle de son propre voyage, de sa propre histoire, et cherche les moyens de regarder la mort en face, de transformer la douleur et la perte comme de nouvelles formes de vie.
Un théâtre à la limite parole, un théâtre de vérité nue, qui nous renvoie notre propre image.

Avec Dolly Albertin, Gianluca Ballaré, Raffaella Banchelli, Bobò, Julia Morawietz, Pippo Delbono,Lucia Della Ferrera, Ilaria Distante, Gustavo Giacosa, Simone Goggiano, Mario Intruglio, Nelson Larricia, Gianni Parenti, Pepe Robledo.

Scénographie Claude Santerre
Création lumières Robert John Restinghini
Lumières Fabio Saijz
Son Angelo Colonna
Scénographie et costumes Théâtre de la Place - Liege
photo Brigitte Enguerand



La Passerelle - mardi 3 fév 2009 20H30
Place de la Résistance
SAINT-BRIEUC (22)
Tél. 02.96.68.18.40

Jacques Bonnaffé : L'oral et hardi

La Passerelle
Sur des textes du poète Jean-Pierre Verheggen, dont l’œuvre est riche en lapsus et calembours, le comédien se lance dans un discours pseudo officiel dans une langue de bois fleurie jusqu’à l’absurde, puis prononce l’éloge de quelques personnes aimées dont « Pouloute, Pontignasse et le Pelé Caprasse », chante pour ou contre les «Vieux Roudoudous du Nord et Barges plein Sud, Pacoulins des montagnes et Crétins des Alpes, Couillons Couillettes et Manches à rien » et conclut que, quand « l’épinard est tiré, il faut le boire »… Sur scène, le clarinettiste Louis Sclavis l’accompagne dans ce genre nouveau : l’opéra bouche.

Jacques Bonnaffé est un amoureux des mots et, comme il est d’un tempérament généreux, il a fait fructifier le don de faire partager sa passion. Il a réalisé un spectacle qui tient du burlesque, de l’art du clown, du slam et de l’engagement politique… Son spectacle, littéralement explosif, où il fait preuve d’une truculence rabelaisienne, est un petit régal. Elle enchantera un public friand de grands numéros d’acteurs, mais aussi des jeunes, qui se délecteront à voir se déchaîner un mec jamais avare de son énergie.

Mise en scène et interprétation Jacques Bonnaffé
Scénograhie Michel Vandestien
Musiques Louis Sclavis (extraites de l’album «La moitié du monde»)
photo Philippe Delacroix

La Passerelle - mardi 24 fév 2009 20H30
Théâtre Louis Guilloux - durée : 1h15

Chantal Morel : Les possédés de Fédor Dostoïevski

La Passerelle
Dans une ville de province de la Russie de 1870, une série d’événements étranges et plus ou moins terribles a secoué la ville : incendies, meurtres, suicides, scandales, révoltes, conspirations politiques. L’histoire tente de retracer le chemin de ceux qui sont ainsi allés vers leur mort ou vers leur perte, comme emportés par leur propre course, comme possédés. Cette fresque embrasse dans sa perspective tant le macrocosme social et les conflits politiques sous-jacents de cette époque de la Russie tsariste, que les microcosmes familiaux et amoureux et les jeux subtils des sentiments entre pères, mères et fils et filles, amants et amis.
Dostoïevski nous emmène, tour à tour troublés et émus, sur les pas de tous ces protagonistes, à leur côté dans le dédale des pistes multiples, suspendus à leurs décisions et à leurs actes, comme dans un roman policier fantastique, guettant les indices de leurs mobiles, scrutant, pour tenter de comprendre, les mouvements de leurs coeurs et la complexité de leurs âmes.

Avec Fabien Albanese, Nicolas Cartier, Anne Castillo, Erik Desfosses, François Jaulin, Marie Gauthier, Marie Lamachère, Rémi Rauzier, Dominique Collignon Maurin, Isabelle Lafon, Gérard Potier.

Collaboration artistique Marie Lamachère, Jean-Pierre Arthur Bernard
Musiques Patrick Najean
Espace Sylvain Lubac
Costumes Cidalia Da Costa
photo Sylvain Lubac

La Passerelle - samedi 14 mars 2009 15H00
Théâtre Louis Guilloux - durée : 2 x 3 heures + repas

Patrick Pineau : La noce

La Passerelle
Le repas de noce se passe moins bien que prévu.Tout se passe comme si les invités ne parvenaient pas à se défaire d’eux-mêmes, ni à jouer vraiment le jeu. La suite est une succession de ratés et de mini-catastrophes qui prennent une ampleur grandissante, jusqu’à en venir aux mots et aux mains. Ils se blessent, s’attaquent, s’accablent mutuellement de reproches, se torturent, se méfient les uns des autres : on dirait des poissons carnivores de la même espèce qui s’entre-dévorent.
Brecht montre la rudesse des rapports humains et s’intéresse tout particulièrement au moment où ils basculent dans la violence et l’injustice. Il n’y a vraiment pas de quoi rire et pourtant l’on rit, et même beaucoup, comme si le parti pris de Brecht était le sérieux d’en rire et d’en faire rire, ce qui correspond à la définition de l’ironie.

Avec Anne Fischer, Sylvie Orcier, Aline Le Berre, Laurence Cordier, Hervé Briaux, Nicolas Bonnefoy, Régis Royer,


La Passerelle - Saint Brieuc
Place de la Résistance
SAINT-BRIEUC (22)
Tél. 02.96.68.18.40

Bernard Levy : En attendant Godot de Samuel Beckett

La Passerelle
Après une Fin de partie magistrale, présentée la saison dernière, Bernard Levy met en scène l’autre grande pièce de Beckett, en reprenant les mêmes comédiens qui nous avaient tant impressionnés . On y retrouve les réflexions abyssales sur l 44a condition de l’homme et son immense difficulté à « être ».

“ 1953 : pièce d’avant-garde. 1956 : pièce bourgeoise. 1961 : spectacle officiel ”, ainsi résumait-on la carrière d’En attendant Godot il y a près d’un demi-siècle. Pièce unique qui, même cernée, refuse de se rendre : depuis sa création, on l’a qualifiée de nihiliste, de poétique, d’ennuyeuse, de choquante, d’insolite, de féroce, de révolutionnaire, et même de classique. On tient toutefois pour sûr que l’action se situe sur une route indécise, qu’en fait d’action, il ne s’y passe à peu près rien, que deux pauvres hères nommés Vladimir et Estragon y attendent un certain Godot. Et, qu’en principe, l’arbre qui se tient là au premier acte est toujours là au second. Pour le reste, les voies de Samuel Beckett sont impénétrables. Il faudra donc chercher ailleurs, en soi, la résolution des mystères de Godot. Sans doute est-ce pour cela que la première pièce de Samuel Beckett continue de déranger, de surprendre et d’émouvoir, et qu’on continue d’attendre.

La Passerelle - Le mercredi 13 mai 2009 au jeudi 14 mai 2009 20H30
Place de la Résistance
SAINT-BRIEUC (22)
Tél. 02.96.68.18.40
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