Les 31è Transmusicales - Hall 9



DJ Kosmo Pilot

Les 31è Transmusicales - Hall 9
Avec cet anagramme tordu, ce mystérieux aquitain annonce la couleur. Ou plutôt les couleurs. Car ce selector atypique est résolument cosmopolite et construit ses mixes en piochant sur les cinq continents. Mystérieuses voix bulgares, sons brûlants d'Afrique ou des Caraïbes, fado, chœurs polyphoniques, raï, rythmes zouk, chants ancestraux… Tel un marchand ambulant, cet infatigable voyageur sonore transforme le classique Dj-bag en sac à miracles, réservant toujours au public une surprise délicieuse, un disque introuvable à la saveur venue d'ailleurs. A travers montagnes et vallées, mers et océans, Dj Kosmo Pilot nous conduira à bon port au cours d'un fabuleux périple… transmusical.

Gaggle

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Elles sont une vingtaine et se prénomment Lipstick, Peachy Bitch, Polydorou ou Wunderla. Mais derrière ces patronymes saugrenus, se cache une entité aussi étonnante qu'envoûtante : Gaggle. En argot militaire, il s'agit d'un détachement inoccupé. Un détachement qui dans le cas présent fricote avec la science fiction, le féminisme, et affiche ses charmes vénéneux à grands coups de polyphonies bordéliques posées sur un punk funk rugueux. Évidemment, ces jeunes filles “Au Pairs” ne sont pas une génération spontanée, et l'on distingue parfois une meute de Le Tigre ou un Tom Tom Club dopé. Qu'on leur cite I'm From Barcelona ou Polyphonic Spree, et elles dégainent plus vite que Valerie Solanas : ces riot grrrls de Gaggle ne sont pas venues pour faire du tricot, mais pour en découdre !

Terry Lynn

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Valeur montante du ragga, destructrice des clichés machos du genre, mademoiselle Terry Lynn possède un flow à faire pâlir Sizzla, et injecte dans son dancehall des sons frais et novateurs. Au moment où Major Lazer rénove ce style en forçant le trait, Terry Lynn n'a pas le cœur à rire. Mais signe un disque dont elle peut être fière. Fruit de la rencontre avec le producteur Suisso-canadien Russell "Phred" Hergert, Kingstonlogic 2.0 est un premier album qui dénonce, en vrac, la pauvreté, la violence ou la place des femmes dans l'île Caribéenne, le tout posé sur un synthétisme moderniste s'emparant de l'héritage de Defunkt ou Daft Punk. Un bon coup de fouet sur une scène reggae qui somnole parfois !

Aeroplane

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À l'instar de leurs compatriotes de Soulwax/2ManyDj's, Stephen Fasano et Vito De Luca ont décidé de répartir leurs activités musicales entre déclinaisons pop classiques et passages fracassants derrière les platines, notamment lors de résidences prolongées au célèbre club Make Up de Gand. Mais, quel que soit le support, l'éclectisme est toujours au rendez-vous : entre beats disco, accents pop psychédéliques, house classique et inflexions baléariques, leurs sets foisonnants brisent les frontières des genres avec en seul point de mire la recherche de l'efficacité maximale. Ça va planer pour vous et nous.

Solillaquists of Sound

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Les premiers ferments de Solillaquists Of Sound sont apparus en 2002, lorsqu'Asaan Brooks (MC Swamburger) a commencé à organiser à son domicile d'Orlando des causeries participatives autour de l'art, de la spiritualité ou de l'investissement des artistes dans la vie de leur communauté. Bien décidé à mettre en pratique les fruits de ces réflexions collectives, Brooks commence alors à organiser ses propres concerts de quartier, entouré de quelques amis (Glen Valencia, Alexandra Sarton). Ils ne se reconnaissent dans aucun des styles existants ? Qu'à cela ne tienne, ils inventent au débotté le FAHEEM (Funk/Astro/Hip-Hop/Extraterrestrially Energized Message), multiplient le nombre de leurs fans (Sage Francis, notamment) et débutent la diffusion internationale de leur métaphysique musicale. Deux albums plus tard, l'atterrissage de leur soucoupe en territoire français est enfin programmé.

Fever Ray

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On l'avait croisée une première fois, en fine lame électropop. Depuis, Karin Dreijer Andersson a rangé The Knife dans son étui et s'est réinventée en grande prêtresse noire et suffocante. Inquiétantes et oniriques, les atmosphères vénéneuses distillées par la Suédoise renvoient à Kate Bush ou à un Dead Can Dance qui aurait troqué l'africanisme contre des fjords blafards. Profondément singulière, Fever Ray ne cesse d'intriguer : rarement les angoisses primitives auront été mises en son de façon aussi mélodieuse et théâtrale. Er aujourd'hui, nul ne sait si Andersson, adepte des transformations radicales, survivra à l'identité Fever Ray ou si elle réapparaîtra sous une autre forme. Concert immanquable, donc.

Fever Day


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